Colloque du 13 et 14/11/04
Il s’est déroulé sous les auspices de «l’approche
systémique et ses conséquences fondamentales et bio-cliniques»
qui a été développée longuement samedi en fin d’après midi.
Les deux données essentielles de cette approche étant que
l’équilibre dynamique d’un individu, composé pourtant de très
nombreux systèmes (250 à 300 types de cellules différenciés),
pouvait être connu précisément et suffisamment dans le but d’une
régulation pertinente de cet équilibre, indispensable pour sa
santé future, par la connaissance :
de l’équilibre de ses grandes fonctions internes,
conséquence de son histoire personnelle et familiale.
des propriétés principales de ses cellules.
La présentation des «Phénotypes intermédiaires» a
démontré :
que tous les caractères physiologiques, y compris ceux
semblant profondément monogéniques, puisque leur perturbation
mène aux maladies héréditaires dites à hérédité mendélienne,
étaient en dernier recours multigéniques car issus de la
traduction quantitative du génome.
que de ce fait c’étaient les «voies biologiques» qui
étaient pertinentes pour étudier le système génétique et non pas
les gènes……qui reflètent une conception de l’hérédité très
éloignée de la réalité expérimentale!
que l’étude de l’épidémiologie des phénotypes
intermédiaires est une approche fonctionnelle (systémique donc)
du génome dont les applications en terme d’évaluation de la
santé et de prévention collective serait bien moins coûteuse et
bien plus efficace car applicable elle, que l’approche
technologique de la «génomique fonctionnelle» !
Cette introduction à une nouvelle conception du système
génétique a préparé l’intervention de JJ Kupiec,
biologiste chercheur à l’école Normale Supérieure de Paris, co
auteur avec P Sonigo, chercheur au CNRS Institut Cochin de
Génétique moléculaire, d’une théorie «darwinienne» et donc
sélective de l’hérédité.
C’est donc un abord critique de la notion de gène, du
programme génétique qui en résulte et donc de la notion de
SPÉCIFICITÉ qui est à sa source.
Elle reprend les apports conceptuels abandonnés du
Darwinisme initial qui montrait que c’est la réalité
du groupe qui définit celle de l’individu et non l’inverse.
Cette notion rejoint celle de l’importance de l’épidémiologie en
matière de prévention collective mais aussi individuelle.
Le néodarwinisme est une synthèse impossible entre le
darwinisme initial qui décrivait les règles systémiques et leurs
conséquences pour le groupe, et la génétique actuelle qui
inverse le raisonnement et ne veut comprendre le groupe qu’à
partir de la moyenne des individus en oubliant qu’elle masque la
diversité initiale du groupe. Finalement cette nouvelle approche
de l’hérédité est une critique de la notion de finalité.
Ses conséquence sont que :
la cellule est l’unité de référence car elle est commune à
l’ensemble des individus du groupe.
les mécanismes réels de l’identification cellulaire ou
différenciation ne sont pas la conséquence des signaux supposés
spécifiques, à la base de la théorie de l’hérédité actuelle.
une nouvelle vision de l’organisme en terme de
communication cellulaire peut être proposée dans laquelle il
n’est pas coupé de son histoire et où le métabolisme n’est pas
non plus isolé mais au contraire à la base du fonctionnement
cellulaire.
la notion de prévision doit remplacer celle de prédiction.
Le dimanche matin a été consacré à la présentation de
notre site internet construit pour communiquer rapidement
entre nous…..de manière systémique……et d’élaborer ainsi peu à
peu une communauté de pensée et d’action.
Toujours dans l’esprit de l’approche systémique, que j’ai
rappelé dans les premières lignes, après avoir consacré la
première partie à l’étude des grandes fonctions (biologie
fonctionnelle, système génétique….) la journée de dimanche s’est
terminée par la présentation de tests de l’équilibre de base
de la cellule :
test KRL, test global de l’état antioxydant
plasmatique et surtout cellulaire, qui permet donc d’évaluer
tous les composants du système antioxydant y compris ceux qui ne
sont pas dosables.
test de perméabilité intestinale aux grosses
molécules, en n’oubliant pas que la cellule intestinale est une
des cellules modèles de l’organisme.
le rôle des apports excessifs de sodium dans la santé et le
dosage urinaire du rapport Na+ / Cl- par Pierre
Meneton, INSERM Santé publique Broussais Hôtel Dieu Paris, qui
passe donc par ses conséquences sur le fonctionnement de la
pompe Na+ / K+ un des mécanismes cellulaire de base par son rôle
dans le maintien de la pression osmotique et donc de
l’architecture de la cellule.
tests Homa et Quicki
qui corrèlent glycémie et insulinémie et permettent donc d’avoir
un regard sur le métabolisme énergétique de base de la cellule.