Ce week end de travail du 29 et 30/11/03 a consacré les 2
matinées aux rappels des données théoriques d’interprétation du profil
protéique et immunitaire :
diagnostic par le profil protéique (PP) ; notion d’espace
et d’extension de la pathologie.
pronostic par le profil immunitaire cellulaire (PIC) ;
notion de temps et de situation dans l’histoire du patient.
Les 2 après midi ont développé et illustré la nécessité
d’intriquer dans notre « mémoire de travail » de praticien de médecine
générale les données biologiques de ces deux bilans
avec les données cliniques personnelles et familiales du patient pour
conclure par une stratégie opérationnelle diagnostic/ pronostic/
thérapeutique stable sur plusieurs années (en cas de besoin) amenant à la
maîtrise puis à la déviation des processus pathologiques :
sinusite chronique (plusieurs années) avec un profil
protéique systémique amenant au diagnostic de
syndrome de Churg et Strauss (Maladies
auto immunes type vascularite) en comparant sa clinique et la nosologie
classique.
diagnostic d’une hépatite C par l’aspect du PP associé à
une activation sur le PIC et des CCR5.
diagnostic d’une hépatosidérose dysmétabolique évoluée
suite à une clinique associant uvéite + HTA récente + insulinorésistance.
diagnostic d’un cancer pulmonaire chez une femme consultant
pour une incontinence urinaire inexpliquée.
asthénie + poussées d’arthrites + ménopause précoce +
mélanose cutanée avec un PP systémique amenant au diagnostic d’un syndrome
de polyendocrinopathie multiple par recherche dans la nosologie classique.
pronostic différentiel biologique des polyarthrites
rhumatoïdes amenant donc aussi à une modulation de la conduite
thérapeutique.
rectification d’un diagnostic de PR par celui de PPR
(pseudo polyarthrite rhizomélique, qui est une vascularite) par
rapprochement de la biologie et de l’histoire clinique.