Les cellules tumorales révertantes qui échappent au cancer.
d’après le Quotidien du Médecin 03/07/2000
Ces cellules apparaissent dans les lignées tumorales pour
environ 1/1000 000.
Pourtant 95% environ des anomalies génétiques (quelques
milliers) apparues en cours de phase tumorale persistent.
Ce patrimoine génétique hérité de cellules cancéreuses, qui
ne détermine pas de cancer, n’est donc pas non plus un génome » normal » !
Il s’agit alors d’un apprentissage nouveau de la cellule,
d’un saut évolutif d’après Adam Télerman un des chercheurs de « Molecular
Engines Laboratories » une start up créée à cette occasion pour identifier
les gènes « responsables » de cette prouesse, de l’ordre de la centaine.
Trois points sont à noter concernant ces gènes :
1/ ils ne sont pas impliqués dans la cancérisation : la
sortie n’est donc pas l’entrée prise à contre sens,
il n’y a pas réversibilité !
2/ certains d’entre eux ont été impliqués dans les
pathologies dégénératives, le développement embryonnaire, dans le codage des
protéines chaperonnes. C’est à dire en bref dans les mécanismes fondamentaux
du vivant.
3/ Ces gènes ne sont ni mutés, ni altérés : leur effet
correspond à une modification dans la régulation de leur expression et donc
à une modification dans les connexions avec les autres gènes…
un réarrangement fonctionnel et efficient du génome !
La finalité de ces recherches est d’obtenir une réversion
tumorale par la modulation de ces gènes (une fois tous identifiés), non pas
par des outils moléculaires tels des facteurs de transcription car
l’ajustement quantitatif, si il se fait probablement par essais/erreurs dans
la tumeur, serait probablement impossible à obtenir artificiellement avec
une efficacité suffisante, mais par la manipulation des voies métaboliques
(à découvrir) qui leurs sont reliées.
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